Internet à haut débit : L’association Vienne Glane Haut Débit Solidaire se mobilise

Notre association s’est constituée à partir d’un constat : De nombreux habitants de notre territoire ont de sérieuses difficultés pour accéder à l’Internet à haut débit performant à un coût accessible. Cette situation est vécue comme un handicap et une véritable injustice par ceux qui la subissent. Depuis de nombreux mois, les membres de l’association arpentent leur territoire, étudient la topographie, discutent avec différents spécialistes, évaluent les solutions possibles, mettent en commun leurs compétences, rencontrent des élus. Désormais, nous avons un premier résultat : le déploiement du haut débit pour les gens qui n’avaient de solutions satisfaisantes en totale complementarité avec les réseaux Dorsal du Conseil Régional et celui de France Telecom.

Résorber les zones d’ombre et démocratiser l’accès

Vienne Glane Haut Débit Solidaire (VGHDS) est une association loi 1901 sans but lucratif. Elle regroupe actuellement des habitants de la communauté de communes Vienne Glane et de la commune de Cieux. Elle s’est fixée comme objectifs d’une part de résorber les  » zones d’ombre  » de l’accès à l’Internet à haut débit du territoire sur lequel elle s’est constituée et d’autre part d’en démocratiser l’accès grâce à son fonctionnement associatif où coopération, entraide et mutualisation des compétences se substituent à la recherche d’un profit financier, permettant ainsi de mettre en place une tarification raisonnable.

Participer au développement local

L’accès à l’internet à haut débit est devenu une norme d’habitation comme l’étaient devenus en leur temps les accès à l’eau, l’électricité, le téléphone, la radio, la télévision…. Quel que soit le territoire concerné, cet accès conditionne l’installation de nouveaux habitants comme de nouvelles entreprises et participe au développement local.

Se placer en complémentarité avec les collectivités locales

En leur temps, l’accès à l’électricité, le téléphone, la radio, la télévision ou l’eau ont pu s’étendre à l’ensemble de la population grâce à la politique de l’Etat et de son puissant secteur public (EDF, PTT, ORTF…). Mais ce mode de régulation a changé et les collectivités territoriales ont dû prendre le relais. Les moyens financiers étant moins importants, des critères de coûts et de rentabilité ont été introduits dans le financement des réseaux internet. Les collectivités ont alors concédé ces réseaux à des opérateurs privés dans le cadre d’une délégation de service public. Les Régions fortement peuplées et avec une grande densité d’entreprises n’ont pas eu de mal à trouver des opérateurs couvrant leur territoire avec une offre concurrentielle pour les usagers. Il n’en a pas été de même pour les autres Régions. D’où l’existence de ces zones d’ombre malgré une volonté politique affichée de leur disparition. Ce phénomène est certainement inévitable puisqu’aucun système ne peut sans doute être parfait. C’est dans cette faille technologique que s’insère l’association VGHDS, comme d’autres du même type sur différents coins du territoire français et en réponse au même type de problèmes. Elle inscrit ainsi son action en complémentarité des collectivités territoriales.

Agir ensemble pour l’avenir du monde rural

VGHDS constitue par son existence et son mode d’action un atout de plus pour le développement d’un territoire. Constituée par des personnes ayant des compétences, des expériences très diverses, ce regroupement, en tant que tel, en facilite la mutualisation, participant à sa manière au développement local. D’une manière plus générale, c’est une association qui permet à des habitants de se rapprocher et d’agir ensemble pour l’avenir du monde rural, dans un cadre démocratique et solidaire.

Affirmer une capacité d’expertise au service d’un territoire

Par sa capacité à entretenir des relations avec les élus des collectivités concernées, VGHDS offre aussi une capacité d’expertise en ce qui concerne le développement des réseaux et les choix technologiques y afférant. Bien sûr l’intérêt particulier de chacun des sociétaires n’est pas non plus absent. Il est sans doute, en grande part, à la source de ce regroupement. Mais il s’inscrit de facto dans le renforcement et la valorisation d’un espace public. Il participe au renforcement de l’interface entre le public et le privé, avec tout ce que cela induit. Nous pouvons faire l’hypothèse que cette articulation particulière entre une activité privée et le secteur public pourrait bien être comparable au développement de la lecture publique dont il ne viendrait l’idée à personne de nier la pertinence.

Relier chaque abonné à l’internet haut débit

La solution retenue par VGHDS est de relier chaque abonné à l’internet haut débit par des ponts hertzien pour un coût de 10 euros par mois après un investissement initial actuellement fixé à 250 euros pour l’achat du matériel (nous ne bénéficions d’aucune subvention publique pour le moment). Grâce au protocole de communication Wi-Fi, il est possible de créer des réseaux sans fil à haut débit. La souplesse de ce type de réseau et sa gestion associative sans but lucratif permettent de démocratiser l’accès à l’internet haut débit à tous. Cette technologie permettra dans le futur le raccordement à la fibre optique avec un débit symétrique à 100 Mbit. Il s’avère que c’est la seule solution possible, actuellement, qui offre des débits bien supérieurs à 2Mbit sans limitation lorsque l’on s’appuie sur une source ADSL.

Cette technologie a fait ses preuves dans les départements de la Manche, des Ardennes, du Haut Rhin. Son développement est peu coûteux, résout les problèmes immédiats sans hypothéquer la montée en débit en s’inscrivant dans un développement à moyen terme dans les zones rurales. Cela, bien entendu, en attendant la couverture en fibre optique qui ne pourra se faire sans une volonté politique très forte.

Dans l’esprit de VGHDS, le WIFI n’est qu’une étape (nécessaire) vers l’implantation de la fibre optique. Comme le suggère Dominique Riquet de Limousin Wireless :  » Osons une image rurale : en quelque sorte le wifi ciblé c’est le passage par une agriculture paysanne raisonnée qui prépare le terrain pour l’agriculture bio!  »

Prise en compte du problème des ondes électromagnétiques

Le WIFI suscite des craintes par rapport à un impact possible sur l’environnement en général et sur la santé en particulier. Les membres fondateurs de l’association se sont interrogés sur cet aspect du problème et n’ont pris la décision de l’usage de cette technologie que parce que les mesures prises (éloignement des antennes, très faibles puissances rendent le risque négligeable. En effet, le WiFi émet une puissance rayonnée dix fois moins importante qu’un téléphone portable, et d’autre part la puissance décroît avec le carré de la distance. Lorsque l’on se trouve à 20 cm d’une borne WiFi, l’exposition est de 0,2 Watt par m2, soit le vingtième de la valeur limite. A 50 cm, on tombe à 0,03 W/m2,  » Bien en deçà de la valeur limite d’exposition « , selon Gilles Dixsaut, chef de l’unité nouvelles technologies à l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail).

Les antennes des ponts WiFi sont directives. Elles n’émettent que sur 5 à 8 degrés, elles n’ont pas pour but  » d’arroser  » les personnes mais de transporter le haut débit d’un endroit où il est présent vers un endroit où il est absent ! Les adhérents de VGHDS se connecteront, eux, à une petite antenne de desserte proche de leur domicile.

Les puissances d’émission et de réception seront donc minimes. La prise en compte de ce problème des rayonnements électro-magnétiques est primordial dans notre approche. En effet, nos antennes sont implantées en extérieur, (si le risque existe , il est beaucoup plus important à l’intérieur des maison) à plusieurs mètres du sol en évitant tous les obstacles qu’ils soient naturels ou non car les ondes Wifi ne traversent pas les obstacles.

Cela nous permet de réduire les puissances d’émissions bien en deçà des normes actuelles françaises (division par 100). Cela, afin de se conformer aux préconisations des associations de protection de l’environnement. Elles sont strictement cantonnées à l’extérieur des habitations, ce qui n’est pas le cas des fréquences utilisées par les téléphones mobiles.

Article deux des statuts de l’association Vienne Glane Haut Débit Solidaire

Notre philosophie s’inspire de celle du logiciel libre, de partage pour tous, de solidarité entre les membres et d’entre aide. Ce développement se fait grâce aux moyens humains et matériels des membres de l’association, chacun étant l’artisan de la mise en oeuvre et de la bonne marche du réseau.

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